jump to navigation

Les étudiants ont moins recours aux complémentaires santé 2 juin 2011

Posted by mutuelle in Actualites.
add a comment

Selon la troisième enquête nationale de la Mutuelle des Etudiants réalisée avec l’Observatoire Expertise et Prévention pour la Santé des étudiants auprès de 8 700 étudiants provenant de toutes les académies, les étudiants ont de moins en moins recours aux complémentaires santé faute de moyens.

Ils renoncent par conséquent aux soins et renoncent à leur santé.

Cette étude a révélé que la situation sociale des jeunes s’est réellement dégradée ces dernières années.

Un étudiant sur deux vit effectivement avec moins de 400 euros par mois et 26% d’entre eux rencontrent des problèmes pour terminer leurs fins de mois uniquement à cause de dépenses vitales (alimentation…).

Ils sont par ailleurs de plus en plus dépendants de leur famille qui est devenue une véritable source de revenus bien plus que les aides sociales.

Seulement 38% des étudiants bénéficient d’une bourse, d’aides au logement ou des allocations familiales.

De plus en plus d’étudiants sont donc obligés d’accepter des jobs plus ou moins précaires pour financer leurs études et leurs dépenses structurelles.

20% d’entre eux pensent cependant que le temps passé au travail ainsi que l’énergie et la fatigue qui y sont dépensées le sont au détriment de leurs études.

Faute de moyens, les étudiants renoncent aux soins.

19% d’entre eux n’ont pas de complémentaire santé, un tiers ne souhaite pas consulter et un étudiant sur cinq renonce aux traitements médicaux prescrits.

La LMDE, complémentaire santé des étudiants tire le signal d’alarme auprès du gouvernement.

Elle réclame que soit instauré le chèque annuel de 200 euros pour tous les étudiants comme l’avait promis l’actuel Président de la République, Nicolas Sarkozy.

Pour pallier à ce problème, les collectivités territoriales ont été obligées de réagir et de financer une aide à l ‘acquisition d’une complémentaire santé de 100 euros pour certaines, de prendre en charge une partie des frais de santé pour d’autres.

La précarité, le manque de prévention ainsi que le manque de suivi médical posent actuellement un problème de santé publique mais à long terme le risque d’augmenter les dépenses de santé est grand.

Publicités