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La stagnation du marché de la complémentaire santé 4 mai 2011

Posted by mutuelle in Actualites.
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Encore une fois et malgré le fait que le chiffre d’affaires des complémentaires santé connait une quasi-stagnation depuis deux ans déjà (+5,87% en 2009, +4,23% en 2010), ceux sont les assureurs privés qui tirent leur épingle du jeu et continuent de progresser alors que les institutions de prévoyance perdent, elles, du terrain.

Pour François Chadelat, directeur du fonds CMU (couverture maladie universelle), la conjoncture économique est une des causes de la très faible augmentation voire de la quasi stagnation du marché de la complémentaire santé.

Il est vrai que depuis 2008, le marché de la complémentaire santé n’a pas connu de réelle progression (+5,13% en 2008, 5,87 en 2009 et + 4,23 l’an passé).

Si le marché de la complémentaire santé progresse faiblement, les assureurs privés eux gagnent du terrain.

Ils représentent en effet, 27% du marché de la complémentaire santé du marché de la complémentaire santé avec leurs 92 sociétés d’assurance qui ont connu une hausse de 12,64% pour le seul dernier trimestre.

Il apparaît que la belle progression de deux grandes sociétés qui représentent à elles seules 21% du marché serait l’unique cause de cette hausse spectaculaire qui est donc à relativiser.

Quant aux institutions de prévoyance, elles représentent moins de 17% du marché de la complémentaire santé et connaissent elles aussi une quasi stagnation avec  une progression de 0,61% l’an dernier.

Notons que dans le cas des institutions de prévoyance, cette situation serait là aussi à relativiser car due à la très faible hausse du chiffre d’affaires de trois grosses instituions de prévoyance. Sans ces chiffres, l’évolution des instituions de prévoyance serait de 3,3%.

Enfin, en ce qui concerne les mutuelles, leur bilan est mitigé avec une hausse du chiffre d’affaire de 4,33%.

Selon le directeur du fonds CMU, ce phénomène pourrait s’expliquer par le fait que les mutuelles « essaient d’ajuster leurs tarifs au plus près » parce qu’ « elles n’ont pas d’actionnaires à rémunérer ».